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Henri Yvergniaux (1930-2018), artiste peintre.
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Jacques Yvergniaux
« Je n’aime point la peinture raisonnable. Il faut, je le crois, que mon esprit brouillon s’agite, défasse, essaye de cent manières, avant d’arriver au but dont le besoin me travaille dans chaque chose. Il y a un vieux levain, un fond tout noir à contenter. Si je ne me suis pas agité comme un serpent dans la main d’une pythonisse, je suis froid ; il faut le reconnaître et s’y soumettre, et c’est un grand bonheur. Tout ce que j’ai fait de bien a été fait ainsi. »
Journal d’Eugène Delacroix, vendredi 7 mai 1824


Henri Yvergniaux est né en 1930 à Pontrieux. Après une enfance marquée par la période de la guerre, à Pontrieux puis à Dinan, il s’essaie très vite au dessin et à la peinture, pendant une scolarité qui le mène, après un baccalauréat en Mathématique élémentaire, au Lycée Claude Bernard à Paris ou il prépare le professorat de dessin, et entre dans l’éducation nationale comme professeur de dessin en 1952. Il ne cessera de dessiner, peindre jusqu’à son décès à 87 ans en janvier 2018. S’essayant aux différents genres de la peinture à ses débuts, comme en témoignent ses œuvres précoces (paysages, nature-morte, portrait), il se libère de l’académisme de ses début par la couleur, le mouvement, un lyrisme dans son interprétation des paysages des corps, des portraits jusqu’à la série qu’il développe après un séjour à Ouessant en 1966. Il s’inspire de la rudesse de cette île, de l’austérité des rochers et de la puissance du vent dans des peintures qui frôlent l’abstraction et marquent une étape importante dans l’affirmation de son style, qui se révèle dans toute sa puissance avec la toile « Invasion » en 1968, qui fait écho aux événements par la représentation d’une horde de chevaux au galop. Cet animal est une figure récurrente qu’il ne cessera d’explorer à travers des œuvres peintes ou en volume, parfois monumentales, inscrites dans l’espace public.
Passionné par l’art et la culture des pays du sud : l’Espagne et l’art des maures, la lumière du Portugal, les couleurs de la Grèce, son travail se déploiera à travers des séries en peintures, gouaches, dessins, collages tout au long des années 70 et 80, période au cours de laquelle sa palette s’éclaircie, se diversifie, avec toujours une prédominance pour la couleur rouge et le mouvement. Le dessin, l’usage de graphisme et de signes issus de la rue ou des sites archéologiques prennent peu à peu une plus grande place dans sa pratique. La série « les vikings », réalisée dans les années 80, est en cela caractéristique par l’usage qui est fait des runes scandinaves dans la composition même des dessins à l’encre mais surtout des grands collages, qui retrace la sage de la bataille de Plourivo.
La pratique du portrait a dominé la dernière partie de ce parcours, avec une importante production de portraits de personnages connus ou familiers, célébrités du monde politique ou médiatique, en dessin ou collage.
D.Y.


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